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UN VÉRITABLE CASSE-TÊTE SOCIO-ÉCONOMIQUE

UN VÉRITABLE CASSE-TÊTE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Les différents gouvernements qui se sont succédé, de 1980 jusqu’à maintenant, ont consenti de nombreux efforts pour apporter des solutions à la problématique de l’emploi des jeunes. Depuis lors, des programmes se sont succédés. Certains se sont chevauchés tandis que d’autres sont nés sans connaitre un début d’application. On en a dissous quelques-uns sans faire

Les différents gouvernements qui se sont succédé, de 1980 jusqu’à maintenant, ont consenti de nombreux efforts pour apporter des solutions à la problématique de l’emploi des jeunes. Depuis lors, des programmes se sont succédés. Certains se sont chevauchés tandis que d’autres sont nés sans connaitre un début d’application. On en a dissous quelques-uns sans faire de bilan ni tirer de leçons. Et les nouveaux projets n’ont pas toujours bien fonctionné, etc. Et un véritable débat est engagé depuis lors. D’une part, de nombreux jeunes qui estiment être dans une impasse et ne savent plus à quel saint se vouer. Et d’autre part, les pouvoirs publics qui continuent de mettre en oeuvre des initiatives pour contenir ce malaise économique. (Voir Tableau1). La Côte d’Ivoire n’est pas un cas isolé. Puisque la situation de l’emploi des jeunes touche presque tous les Etats africains. Avec une population d’environ 7,4 milliards qui devrait passer à 10 milliards d’ici à 2050, il va valoir créer plus de 850 emplois en Afrique subsaharienne qui compte plus de jeunes par rapport au reste du monde. Cette thématique est assez complexe avec de nombreuses ramifications notamment le chômage au sens strict et au sens large, l’inadéquation formation-emploi, le sous-emploi et la précarité de l’emploi, les emplois décents et durables, les emplois temporaires, les emplois mal rémunérés, les emplois respectant le Smig passé à 60 000 F Cfa, etc. Ce sont autant de composantes auxquelles les autorités ivoiriennes essaient d’apporter, tant bien que mal, des solutions.

UNE PANOPLIE DE PROGRAMMES

On peut citer, entre autres, les Programmes pilotes d’installation des jeunes agriculteurs modernes initiés en 1985 ; le Programme d’aide à l’embauche (Pae) et le Programme spécial de création d’emplois (Psce), entre 1991 et 1993. À partir de 1994, l’Etat a lancé le Programme de création de micro-entreprise (Pcme) ; le Programme d’embauche prioritaire des nationaux et le Programme générateur d’emplois rapides (qui lui n’a pas été opérationnel). Sans oublier les fameux Fonds sociaux ciblés sur l’emploi à cette époque qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il y a aussi eu le Programme de valorisation des ressources humaines (Pvrh) et le Programme de compétitivité de l’économie nationale (Pasco) qui a débouché sur la réforme des institutions d’intervention directe sur le marché du travail, la réforme de la législation du travail, et autres réformes ayant conduit à la création du Cepici, l’Inie, Agepe, l’Agefop, le Fdfp, etc. Le Plan national de l’emploi 1995-1999, lui, a permis à l’Agepe d’exécuter trois Programmes d’emplois hormis ceux du plan de 1991. Il s’agit du Programme spécial d’insertion des femmes ciblé sur l’auto-emploi ; le Programme d’insertion des jeunes ruraux également ciblé sur l’auto-emploi; le Programme de maintien dans l’emploi et de reconversion professionnelle axé sur la réinsertion des chômeurs pour motif économique. L’Agefop a son côté a développé l e P r o g r a m m e d e f o r m a t i o n p a r a p p r e n t i s s a g e e t l’absorption des jeunes déscolarisés. L’Etat a, en même temps, adopté une loi d’orientation en faveur de l’emploi d e s p e r s o n n e s handicapées (Loi n° 98-594 du 10 novembre 1998) et créer une Commission nationale de l’emploi pour coordonner l’action pour l’emploi (Décret n° 99-50 du 20 janvier 1999). «Mais, ce Plan (celui de 1995-1999) n’a pas été adopté formellement et est resté au stade des intentions» nous a confié un cadre de l’administration publique qui a préféré garder l’anonymat. Entre 2000-2011, le pays connait diverses crises militaropolitiques qui conduisent à d’autres initiatives. Ce sont des structures et programmes spécialisés à l’instar des Programmes de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion/ Réhabilitation- Réinstallation-Réinsertion (Ddr/Rrr), de Service civique national, du Secrétariat national à la reconstruction et à la réinsertion en direction des ex-combattants, des jeunes associés au conflit et des jeunes à risque. Le Fonds national de solidarité (Fns) pour la promotion d’emplois jeunes en vue de garantir le financement de leurs projets est mis en place en 2003. Il est dissout quelques années après. Et le gouvernement a fini par créer la Direction générale de l’emploi (Dge) en 2004 pour orienter et coordonner toute la Politique nationale de l’emploi.

SOUS L’ÈRE ALASSANE OUATTARA

Une vraie priorité est accordée à l’emploi des jeunes. Ce qui a poussé le gouvernement à créer un ministère dédié, le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique (Mpjejsc) et l’Agence emploi jeunes (Aej), sa cellule opérationnelle, qui a fédéré les activités del’Agepe, le Fiden et le Fnj. C’est désormais le Guichet unique de l’emploi. Grâce à la Politique nationale de l’emploi (Pne) couvrant la période 2012-2015, le ministre Sidi Touré et ses collaborateurs apportent des solutions qui profitent à de nombreux jeunes désemparés. Il déploie un arsenal d’initiatives avec un engagement ferme. «Je ne peux pas dire que j’ai fini d’accomplir ma mission tant qu’il y a encore un jeune au chômage» dit-il. Et la vision clairement affichée par l’Etat attire de nombreux partenaires au développement et bailleurs de fonds. On a les Programmes emploi jeunes de développement des compétences (Pejedec) financés par la Banque mondiale ; le C2D Emploi jeunes de l’Agence française de développement (Afd) ; le Programme Agr pour les personnes vulnérables à l’Ouest (Prise) soutenu par le Japon ; le Programme d’appui à l’amélioration de l’employabilité et de l’insertion des Jeunes-Volet Thimo (Paaeij) de la Banque africaine de développement (Bad) ; le Programme de réinsertion socio-économique des ex-combattants (Proforme) bénéficiant des ressources de l’Union européenne (Ue) ; etc.

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