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D’IMPORTANTS DÉFIS À RELEVER POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

D’IMPORTANTS DÉFIS À RELEVER POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Pour accélérer leur développement économique et social, les pays africains en général et la Côte d’Ivoire en particulier mettent un point d’honneur à l’industrialisation  Un processus qui touche l’ensemble des secteurs d’activités. Dans le domaine de la pharmacie, comme l’on t indiqué les acteurs du secteur au cours du salon Pharmafricaexpo tenu les 12, 13

Pour accélérer leur développement économique et social, les pays africains en général et la Côte d’Ivoire en particulier mettent un point d’honneur à l’industrialisation  Un processus qui touche l’ensemble des secteurs d’activités. Dans le domaine de la pharmacie, comme l’on t indiqué les acteurs du secteur au cours du salon Pharmafricaexpo tenu les 12, 13 et 14 octobre au Sofitel Ivoire d’Abidjan, cette question se pose avec acuité. En effet, si les sous-secteurs de la distribution et de la commercialisation brillent par leurs performances, il en va autrement pour le sous-secteur de la production des médicaments. Jean Claude Brou, ministre de l’Industrie et des Mines s’est donc appesanti sur les défis de la production de médicaments dans une Côte d’Ivoire qui se veut émergente d’ici 2020. Pouvait-il en être autrement ? Pas évident. En effet, en vue d’impulser un développement harmonieux et cohérent, le gouvernement sous le leadership d’Alassane Ouattara s’est doté d’un Plan national de développement (Pnd) 2016-2020 dans lequel, l’industrie occupe une place de choix en vue de procéder à une transformatio  structurelle de l’économie nationale. Et à ce niveau, fait observer le ministre de l’Industrie et des Mines, «le secteur industriel évolue positivement et connaît un taux de croissance annuel moyen de 11% au cours des 5 dernières années». Il y a donc une forte demande dans ce domaine.

UNE PRIORITÉ DANS LE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL DU PAYS

Selon le ministre ,le secteur de l’industrie pharmaceutique est une des priorités dans la mesure où, elle répond à la logique de la protection des populations. Cependant, l’état des lieux dans ce secteur n’est pas reluisant. En effet,bien que grand consommateur de médicaments, le continent africain assure à peine 2% de la production mondiale selon le ministre. Ce qui veut dire que le continent dépend à près de 98% des importations. S’il en est ainsi au plan africain, qu’en est-il du cas spécifique de la Côte d’Ivoire? Ce pays ne produit qu’environ 10% de sa consommation pour un chiffre d’affaires estimé à peu près à 100 milliards de F Cfa. Un chiffre en dessous de celui que revendique l’industrie pharmaceutique ghanéenne qui avoisine les 150 milliards de F Cfa. L’ambition du gouvernement est donc d’augmenter de façon substantielle, ce taux de 10%, car comme le souligne le ministre, il y a un véritable potentiel à exploiter. La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 9 unités de production, dont seulement 5 fonctionnent véritablement, précise Jean Claude Brou. C’est pourquoi, un appel a été lancé au cours de ce salon aux industriels (nationaux et internationaux) afin qu’ils s’intéressent à la production locale de médicaments. Mais alors, quelles sont les mesures prises par les pouvoirs publics pour doper l’investissement dans ce secteur ? La question est digne d’intérêt, car une chose est de lancer l’appel aux investisseurs et une autre est de favoriser l’installation d’unités de production par des mesures concrètes. A ce niveau, en dehors des questions purement techniques de santé, le code des investissements en Côte d’Ivoire a été rendu plus attractif, avec notamment, les mesures incitatives telles que les exonérations fiscales, les mesures de lutte contre la contrefaçon, la protection des travaux avec la propriété intellectuelle, en gros, l’amélioration du climat des affaires. D’ailleurs, les actions de promotion menées à l’extérieur depuis quelques années commencent à produire des résultats, d’autant plus que plusieurs unités d’origine marocaine, indienne, tunisienne sont en construction et devraient entrer en production dans les mois à venir. POURQUOI PRODUIRE LOCALEMENT LES MÉDICAMENTS ? S’il y a nécessité de développer l’industrie pharmaceutique dans un pays comme la Côte d’Ivoire, c’est justement parce qu’au-delà même des enjeux liés à la santé des populations, des enjeux économiques et stratégiques majeurs sont à signaler. En effet, produire localement les médicaments assure une plus grande disponibilité des médicaments et en matière de coût cela peut avoir un impact non négligeable sur le coût des médicaments. Car, si environ 80% de la population ivoirienne a recours à la médecine dite traditionnelle et aux médicaments de la rue, c’est souvent à cause du coût des médicaments dans les pharmacies. Par le développement de la production locale, il s’agit donc de permettre un accès des populations aux médicaments à des coûts compétitifs. Par ailleurs, la production locale va nécessairement favoriser la recherche et le développement qui permettra une intégration verticale, avec le développement dela pharmacopée traditionnelle. Ce qui de toute évidence sera bénéfique pour l’économie nationale vu qu’une telle dynamique contribuera à la création d’emploi (chimistes, biologistes, chercheurs, …) avec l’intégration des centres de recherche et des universités. D’ailleurs, «plus nous allons produire sur place, moins nous allons importer et moins nous allons sortir des devises» a soutenu le ministre de l’Industrie et des Mines.

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